VIE DE TYMBA

Vie de Tymba

Les deux frères étaient l’un à côté de l’autre. Ils admiraient leur proie abattue la veille mais dont ils avaient perdu la trace. Une odeur nauséabonde se dégageait déjà de l’animal majestueux. Cette odeur qui transperçait leur narine, leur grande narine allongée par deux osselets de tigre, symbole de force et de rapidité. La bête qui la veille chassait encore un animal sans défense se retrouvait cette fois-ci la victime.

Tymba avait décidé d’accompagner son grand frère dans la chasse. Il avait depuis fort longtemps perdu confiance en lui. Sa dernière sortie loin de son village avait tourné au carnage. A l’époque, il avait participé avec son père à une grande chasse mais celle-ci avait mal tourné. La moitié de la troupe dont son père ont été massacrées par une meute de tigre. Il devait surveiller l’endroit de la chasse mais il s’était endormi près du grand chêne. Il n’avait pas entendu venir la meute…

Tymba et Lesia parcourent plus d’une dizaine de kilomètres avant le premier point d’eau. Ils n’étaient plus qu’à trois jours de marche du village.

En avançant vers le seul endroit où l’on pouvait accéder à l’eau, Tymba s’arrêta net devant un étrange nuage noir qui parcourait l’eau. Il savait que la chaleur en cette saison était importante mais à ce point là ... pensa-t-il.

Le nuage tourbillonna autour du point d’eau, il appella son frère mais celui-ci ne répondit point. En effet, Lesia était profondément endormi au pied du bananier.

Un bruit sourd se fit entendre et les poissons se mirent à sortir de l’eau par centaine.

Que se passe-t-il ? s’écria Tymba.

Dame Nature, t’ai-je offensé ?

Pourquoi montres-tu ta colère à mes yeux et mon âme ? Ne suis-je un homme libre pour pouvoir chasser en ces terres ? Que me reproches-tu ?

Dans un grand bruit de tonnerre, le nuage se transforma en un visage.

A cette transformation, Tymba fut terrorisé en observant qu’il s’agissait du sien.

Le nuage répondit :

Ne crains rien, je ne suis que ton reflet Tymba, sais-tu pourquoi ?
Le soleil est au Zénith comme ton cœur.
As-tu pensé une seule seconde que Dame Nature pouvait s’adresser à toi ?

Qui es-tu pour imaginer que tu entendes le Secret ?
Tu n’es qu’un homme Tymba , tu es enchaîné à ce monde comme tes aïeux.

Regarde au fond de toi, le Secret y réside tu n’as besoin de rien que de ta raison. puisque la Raison n'exige rien qui s'oppose à la Nature, elle exige donc elle-même que chacun s'aime soi-même, qu'il recherche sa propre utilité, en tant qu'elle est réellement utile, qu'il poursuive tout ce qui conduit réellement l'homme à une plus grande perfection.


Juste avant de disparaitre, le nuage s'adressa une nouvelle fois à Tymba:

Ecoute, cherche Celui qui apportera la Raison aux Hommes. S'il ne vient pas cette vie, raconte à tes enfants puis à tes petits-enfants ce que tu as vécu ici. Delande leur de transmettre cette démonstration jusqu'au jour de l'Ultime présentation.

A leur retour du village, Lesia et Tymba qui n'avaient cessé de discuter sur le mirage de Tymba aperçurent une horde de cavalier brûlée leur case. Des peuples venus de l'Orient leur imposèrent une religion qui n'étaient pas la leur. Tymba se jura d'attendre l'Homme et de faire partager le message.

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